janvier 21, 2022

L'équipe de recherche

Le sport en direct sur L'Équipe de recherche. Les informations, résultats et classements de tous les sports. Directs commentés, images et vidéos à regarder et à partager.

prise d’otages en cours à la prison d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, deux surveillants retenus par un prisonnier

4 min read
prise d'otages en cours à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, deux surveillants retenus par un prisonnier

L’un des deux otages a été libéré à la mi-journée, a-t-on appris de source policière. Le forcené, un certain Sofiane R., avait été condamné en 2017 à la réclusion criminelle à perpétuité pour viols et tentatives de meurtres sur deux femmes.

Une prise d’otages est en cours au centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, a-t-on appris ce mardi matin de source policière, confirmant une information de Ouest France . Un détenu retenait il y a encore quelques instants un surveillant titulaire ainsi qu’une surveillante stagiaire. Cette dernière a été libérée un peu après midi, a précisé la même source au Figaro. Le dernier otage serait blessé à l’œil droit ou à l’arcade sourcilière sans que l’on en sache davantage à ce stade sur son état de santé.

«Il s’en est d’abord pris à un premier surveillant à l’aide d’une arme de fabrication artisanale avant de s’attaquer à l’autre qui essayait de venir en aide à son collègue», a relaté la même source, qui décrit un homme «psychopathe». Il aurait par ailleurs subtilisé les clés des fonctionnaires ainsi que leurs talkies-walkies. Il ne présente pas de profil «terroriste ni radicalisé», a précisé à l’AFP le ministère de la Justice dans un communiqué.

Un groupe des Équipes régionales d’interventions et de sécurité (ERIS) est arrivé sur place pour intervenir. Une équipe du RAID, la force d’intervention de la police nationale, a aussi été mobilisée.

Une cellule de crise a été ouverte au sein de la direction interrégionale de l’administration pénitentiaire de Rennes. Un contact aurait été établi entre le preneur d’otages et les autorités. Celui-ci souhaiterait négocier autour de sa peine de prison à perpétuité.

Condamné en 2017 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans pour des faits de viols et tentatives de meurtres sur deux femmes , Sofiane R., né en 1987, avait été transféré dans cette prison, réputée pour être la plus sécurisée de France, il y a moins d’un mois. Surnommé «le monstre de Colombes», il avait à nouveau été condamné en 2018 à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir agressé deux surveillants de la maison d’arrêt des Yvelines.

Selon plusieurs sources à Ouest France, Sofiane R. ferait partie des détenus particulièrement signalés (DPS) au sein de la prison d’Alençon-Condé. Un détenu surveillé de près dont le casier judiciaire afficherait plus d’une vingtaine de condamnations.

Des détenus difficiles

Le centre pénitentiaire de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe a connu plusieurs incidents graves alors qu’elle est l’une des plus récentes et modernes de France, ouverte en janvier 2013.

En mars 2019, Michaël Chiolo, avait agressé deux surveillants avec un couteau en céramique. L’assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s’est radicalisé en prison, s’était ensuite retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l’unité de vie familiale (UVF) de l’établissement. Après des tentatives de négociations, les forces d’élite de la police avaient lancé l’assaut, blessant l’assaillant et tuant sa compagne.

Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz avait expliqué que Michaël Chiolo, au moment de blesser grièvement les deux surveillants, avait affirmé vouloir «venger» Chérif Chekatt, l’auteur de l’attaque jihadiste du marché de Noël de Strasbourg, abattu en décembre 2018 par les forces de l’ordre après avoir tué cinq personnes. Cette agression avait provoqué un mouvement de mobilisation dans les prisons françaises et conduit la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) à renforcer les mesures de sécurité dans l’établissement.

Trois mois plus tard, en juin 2019, deux personnels pénitentiaires avaient été pris en otage par le «champion de la prise d’otage carcérale», Francis Dorffer et les deux surveillants étaient sortis sains et saufs.

Depuis son ouverture, plusieurs agressions, rébellions ou prises d’otage ont eu lieu dans l’enceinte de cette prison, accueillant des détenus réputés «difficiles» ou ayant déjà commis des violences en milieu carcéral, et souvent présenté comme l’établissement «jumeau» de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). D’une capacité de 249 places, le centre pénitentiaire est structuré en deux parties: une maison centrale (195 places) placée sous haute surveillance et un quartier nouveau concept bâti en dehors du mur d’enceinte (45 places), selon l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij).

(Visited 12 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *