janvier 25, 2022

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Le passe vaccinal n’est «ni de la médecine, ni de la santé publique», dénonce Éric Caumes

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Le passe vaccinal n'est «ni de la médecine, ni de la santé publique», dénonce Éric Caumes

Invité de la matinale d’Europe 1 ce vendredi, l’infectiologue a dénoncé une décision politique qui s’avère une «erreur d’un point de vue médical».

«Je pense que le passe vaccinal est une erreur». Invité sur Europe 1 vendredi 14 janvier, le professeur Eric Caumes, chef de service en maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, a pointé le conditionnement des lieux publics à l’attestation de vaccin contre le Covid-19, qui poursuit son cheminement dans les hémicycles du Parlement. «D’un point de vue épidémiologie, santé publique, médical, c’est clairement une erreur», a pointé l’infectiologue.

Si un tel sésame «pouvait se concevoir» à l’époque du variant Delta, plus dangereux que le coronavirus d’origine, celui-ci devient «inconcevable» avec Omicron. Et le médecin d’argumenter : «On voit bien que le vaccin n’empêche pas la circulation du virus en population générale, on en a la constatation tous les jours», a-t-il fait valoir, alors que les contaminations en France dépassant les 300.000 cas depuis plusieurs jours. Le sérum est utile pour «empêcher de rentrer en hospitalisation réanimation», ce qui rend de facto, selon le médecin, le passe vaccinal non-justifié d’un point de vue médical.

«Ni de la médecine, ni de la santé publique»

Pour Eric Caumes, le passe vaccinal répond uniquement à une stratégie politique : «On est dans la campagne électorale» rappelle-t-il, évoquant notamment «l’affaire des antivax». Supposé entrer en vigueur le 15 janvier, le passe vaccinal devait priver dès samedi les 600.000 Français qui n’ont pas encore fait leur rappel, ainsi que les 5 millions de non-vaccinés, d’accès aux lieux publics. Son application est néanmoins retardée du fait des désaccords entre députés et sénateurs, notamment sur la question du seuil de 12 ans voulu par l’exécutif. «C’est un marqueur d’affichage et surtout de clivage, (mais ce n’est) ni de la médecine, ni de la santé publique», tranche l’infectiologue.

Par ailleurs, tenter d’endiguer la propagation du virus est un leurre, estime l’infectiologue. «Je constate que le virus Omicron est incontrôlable», a-t-il affirmé, évoquant le «casse-tête» que représente le nouveau variant très contagieux, impossible à contrôler «en population en général, dans les écoles, les collèges, les lycées». Sur France Info, Jean-Michel Blanquer annonçait encore ce vendredi que 3000 classes étaient fermées en raison du Covid-19, précisant que le chiffre allait forcément diminuer au fil des jours du fait du nouveau protocole allégé.

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